Numéro 2: Fernando d'Amico
A quoi tiennent les évenements, parfois... Lorsqu'il débarque en Europe avec son frère jumeau Patricio, en D2 espagnole, à Badaroj, en 1998, Fernando d'Amico n'a derrière lui que 80 matches en D1 argentine, et de l'envie à revendre pour compenser une technique pas forcément maradonienne. Après une mise à l'écart en Espagne, un ancien joueur lillois devenu agent, Fernando Zappia, fait les présentations avec son ancien club, envoie quelques cassettes et obtient une mise à l'essai à Grimonprez-Jooris. Du haut de toute son exigence professionnelle, c'est un coup de foudre pour Halilhodzic, qui voit tout de suite "son" récupérateur. Résultat : le bonhomme devient indiscutable, est élu meilleur joueur de D2 par France football et continue sur sa lancée en D1. Sa chevelure à la Batistuta cache un acharné du dernier coup de rein, d'un professionnalisme exemplaire. A son actif, un superbe but contre Saint-Etienne (4-1). Avec Alex, Aloisio et Bonilla, l'un très plus beaux specimens d'Amérique du Sud qu'ait adopté le championnat de France.